Chronique spéciale 45 Papineau: 10 000 visites!

C’est aujourd’hui qu’a lieu la 10 000e visite sur ce blogue! Incroyable! 10 000… C’est la population de la belle ville de Saint-Raymond-de-Portneuf, là où on peut manger de succulentes guédilles, incluant son enfant chéri, le très connu et très entendu personnificateur d’Elvis, David Thibault, qui chante Blue Christmas sans blue suede shoes, ni toupet banane. Ou le public du court central du Stade Uniprix, si plusieurs sont partis acheter des hot-dogs. Ou encore les «10 000 su’a rue St-Paul» qui ont le Blues de la métropole…

Imaginons que tout ce beau monde là a pris quelques instants pour lire une de mes Chroniques! 62 articles, quelques photos, des personnages attachants ou loufoques, des histoires touchantes ou simplement très bizarres qui, vous me l’avez assez dit, n’arrivent qu’à moi, oui, oui!

À vous qui me lisez de Madagascar ou Rosemont, de St-Esprit ou Dakar, de Chambéry ou Ste-Adèle, du chic Plateau Mont-Royal ou ailleurs… Qui empruntez le transport en commun chaque jour ou jamais dans 100 ans, es-tu folle, j’haguis ça!

La vie moderne, malgré ses nombreuses innovations, ses balayeuses qui aspirent à aspirer toutes seules et ses bagels surgelés déjà tranchés et fromagés (Misère! Au pire, engagez Alfred le majordome ou trouvez un mari sur les Internets; tout mais pas ça!!), n’est jamais un long fleuve tranquille. Il y a surabondance de choses à faire, de contenus à lire, de séries à regarder, de photos de plats à partager, de pensées à tweeter, de gens à aimer… Faux. Comme dit mon amie Mijo, il ne peut jamais y avoir trop d’une bonne chose, alors il y a beaucoup de gens à aimer, quelle chance! Mais pour dire je t’aime, il faut du temps, le seul qui reste au bout de nos jours, comme le chante si bien le grand Gilles.

Drôle de société que la nôtre, où on court après son temps pour ensuite avoir le temps de courir! Rare et compté, il est donc extrêmement précieux! (J’allais utiliser l’expression consacrée « comme de la m****e de pape », mais vu qu’on a deux papes maintenant, l’expression est un peu-beaucoup galvaudée, non? Pardonnez-moi, je m’égare!) Mais c’est à cause de (je devrais plutôt dire grâce à) ce temps qui fuit, de cette vie un peu folle que les moments passés dans le transport en commun ne servent plus à attendre sa destination en contemplant le plafond, faut rentabiliser ce temps, parfois de façon fort créative, comme se raser dans l’autobus! Ne rien faire devient un luxe que même les riches n’ont souvent pas les moyens, ou le temps, de s’offrir!

Bref, à chaque semaine ou juste en passant, vous me faites le cadeau d’un brin de votre temps, votre attention, vos réflexions, entre vos occupations, vos joies et vos soucis… Vous me faites l’honneur de m’accueillir dans votre quotidien, voilà un bien grand privilège, dont j’apprécie chaque parcelle!

10 000 fois merci!

Belette O.

Autobus 45 Papineau