Chronique Spéciale 1 an déjà: Sandales blues

Gênée, je suis. Vous avez probablement pensé que je vous avais lâchement abandonnés. Ou pire, que j’avais vendu mon nom de domaine à Gab Roy, occupé à vous concocter une chronique trop vulgaire pour vos chastes yeux, sur le scrapbooking porno ou la version heavy metal de Soirée Canadienne!?

Note au lectorat «d’un autre âge»: Gab Roy est un humoriste-vloggeur à l’humour douteux, en recherche de salles, de public et peut-être d’un avocat. Imaginez une version moderne de Zidore Leclerc du téléroman Le Temps d’une paix, armé d’un mégaphone à vingt-six batteries, assez puissant pour que ses «maldisances» se rendent en ville!

Soyez rassurés! Voyez-vous, les médicaments qui, enfin, empêchent mon pied mariton de se prendre pour Jeanne d’Arc au bûcher (sans les voix, ni la coupe de cheveux au fusil du film) font que Morphée m’appelle à toute heure de la nuit mais surtout du jour… Plus insistante qu’elle, c’est la maudite machine téléphonique qui veut «donner» des croisières! Le nain Dormeur ne devait pas écrire beaucoup; moi non plus.

Ce soir, des flocons osent tomber sur la ville. Un affront après la douceur tardive mais d’autant plus appréciée des derniers jours, permettant joies de terrasse ou d’orteils! Étonnamment, Facebook ne gère ni crise d’hystérie collective, ni brosse à la crème solaire 60, odeur de noix de coco (ou-a-che!). Retour aux bottes, les sandales seront de retour après… euh… (insérer ici un effet sonore de  sanglots désespérés)

2013 était bien différent. Nul besoin de s’emmitoufler comme un caniche frileux arborant une disgracieuse tonte lion. L’autobus 45 Papineau, tout guilleret en ce printemps hâtif, m’a offert l’amusante vision des premières sandales de l’année, le 30 mars!  Brunes à languettes de velcro, portées avec des chaussettes noires à l’envers, avec les petits cordons de fils oscillant au gré du vent, ou de la porte qui s’ouvre, selon votre amour de la poésie. Le summum du sens pratique et de la prudence pour éviter un rhume! Tout le contraire du 30 mars dernier, entre deux bourrasques de neige!

Autre souvenir de 2013, il y a un an aujourd’hui… La première fois, on a les mains moites, le coeur battant, le toupet de travers, on est maladroit, on espère bien faire… Ma première fois sur le bouton «Publier» de ce blogue! Allais-je être lue, à part par quelques bonnes âmes «obligées»? Je me demandais parfois, pour moi mais surtout pour vous, paraphrasant la superbe chanson de Louise Forestier, «Pourquoi bloguer quand il y a tant à faire?» En relisant les paroles de Pourquoi chanter, malgré «Le temps précieux des gens soucieux», la meilleure réponse m’est apparue, comme par magie:

Pour le plaisir, le pur plaisir
D’échanger quelque chose

Juste ça. Ou savoir que je vous ai offert un sourire, un jour gris où vous en aviez besoin (moi aussi). Le début d’une formidable aventure, tellement enrichissante grâce à vous! Des tonnes de mercis, mais (presque) tout le plaisir est pour moi. Vraiment.

Permettez que je vous embrasse,

Votre Belette reconnaissante

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Chronique à cloche-pied: du rien et des petits bonheurs

Ah, mes amies et amis de l’autre côté de l’écran… À cloche-pied depuis belle lurette, suite à ma malencontreuse rencontre avec un VUSVL, la semaine dernière a été particulièrement pénible. Je n’avais rien à dire (certains diront avec raison: Ça, c’est rare!!).

Le grand vide de l’écran blanc.

Le curseur qui clignote, seul au monde.

Le vide intersidéral dans ma boîte à idées. Rien.

Je n’avais pas de sourire à vous offrir, je n’en avais qu’à prendre et je ne pouvais pas vous faire ça!

Une Belette sans sourire, c’est comme une fête sans gâteau, une nutritionniste qui achète une palette de Whippet, un politicien qui tient ses promesses ou un flacon qu’on ouvre sans s’amputer un doigt, c’est presque impossible! (Voulez-bien me dire pourquoi les marchandises sont toujours emballées pour se rendre au Japon à pieds?!)

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(Vous voyez ci-dessus une idée créative de Maman Belette, qui ne recule devant rien pour agrémenter mon confort, ni pour se payer ma tête gentiment… Je porte donc un bas de Noël! Il n’y a que ça qui faisait!!)

Heureusement, j’ai repris du poil de la bête un peu. Quand j’ai su que cette journée morne, grise et froide, aussi lumineuse que la garde-robe de Christiane Charette et aussi excitante qu’un compte de taxes… Avait le culot d’être la journée internationale du bonheur, en plus de l’arrivée du printemps, je me suis dis: Belette, il est tard mais il faut que tu fasses ta part!

Évidemment, vu ma condition, mes suggestions pour vous inciter à chanter Y a d’la joie en dansant la claquette n’incluent pas de joyeuses libations et autres fesses-tivités… Personnellement, je redécouvre de petits bonheurs pris pour acquis, comme celui de prendre une bonne douche chaude, au lieu de se laver à la mitaine, paroisse par paroisse (pour employer cette délicieuse expression de Michel Tremblay). De quoi se sentir comme le monsieur surexcité dans sa douche en bois rond, avec son savon Irish Spring! La joie de faire quelque chose par moi-même, un truc vraiment extrême comme me chercher un verre d’eau. Ou le bonheur de porter un bas sur mon pied mariton, ce qui le garde bien au chaud. Avez-vous déjà savouré au maximum le doux plaisir de mettre un bas sur un pied glacé? Essayez ça, vous m’en donnerez des nouvelles!

Mais je connais deux panacées plus universelles au moral dans les bas-fonds: le brownie au caramel à la fleur de sel et… La Compagnie Créole! Dans une autre vie, j’avais toujours un CD de la Compagnie Créole dans ma trousse d’urgence au bureau, entre les aspirines et le détachant-pour-gaffeuse (Présente!!). Quand tout allait mal, je mettais La Machine à danser ou Collé collé dans l’intercom… Même le Schtroumpf grognon ne pourrait leur résister!

Ne vous découragez pas, je vais demander au printemps de commencer sans moi!