Chronique à cloche-pied: du rien et des petits bonheurs

Ah, mes amies et amis de l’autre côté de l’écran… À cloche-pied depuis belle lurette, suite à ma malencontreuse rencontre avec un VUSVL, la semaine dernière a été particulièrement pénible. Je n’avais rien à dire (certains diront avec raison: Ça, c’est rare!!).

Le grand vide de l’écran blanc.

Le curseur qui clignote, seul au monde.

Le vide intersidéral dans ma boîte à idées. Rien.

Je n’avais pas de sourire à vous offrir, je n’en avais qu’à prendre et je ne pouvais pas vous faire ça!

Une Belette sans sourire, c’est comme une fête sans gâteau, une nutritionniste qui achète une palette de Whippet, un politicien qui tient ses promesses ou un flacon qu’on ouvre sans s’amputer un doigt, c’est presque impossible! (Voulez-bien me dire pourquoi les marchandises sont toujours emballées pour se rendre au Japon à pieds?!)

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(Vous voyez ci-dessus une idée créative de Maman Belette, qui ne recule devant rien pour agrémenter mon confort, ni pour se payer ma tête gentiment… Je porte donc un bas de Noël! Il n’y a que ça qui faisait!!)

Heureusement, j’ai repris du poil de la bête un peu. Quand j’ai su que cette journée morne, grise et froide, aussi lumineuse que la garde-robe de Christiane Charette et aussi excitante qu’un compte de taxes… Avait le culot d’être la journée internationale du bonheur, en plus de l’arrivée du printemps, je me suis dis: Belette, il est tard mais il faut que tu fasses ta part!

Évidemment, vu ma condition, mes suggestions pour vous inciter à chanter Y a d’la joie en dansant la claquette n’incluent pas de joyeuses libations et autres fesses-tivités… Personnellement, je redécouvre de petits bonheurs pris pour acquis, comme celui de prendre une bonne douche chaude, au lieu de se laver à la mitaine, paroisse par paroisse (pour employer cette délicieuse expression de Michel Tremblay). De quoi se sentir comme le monsieur surexcité dans sa douche en bois rond, avec son savon Irish Spring! La joie de faire quelque chose par moi-même, un truc vraiment extrême comme me chercher un verre d’eau. Ou le bonheur de porter un bas sur mon pied mariton, ce qui le garde bien au chaud. Avez-vous déjà savouré au maximum le doux plaisir de mettre un bas sur un pied glacé? Essayez ça, vous m’en donnerez des nouvelles!

Mais je connais deux panacées plus universelles au moral dans les bas-fonds: le brownie au caramel à la fleur de sel et… La Compagnie Créole! Dans une autre vie, j’avais toujours un CD de la Compagnie Créole dans ma trousse d’urgence au bureau, entre les aspirines et le détachant-pour-gaffeuse (Présente!!). Quand tout allait mal, je mettais La Machine à danser ou Collé collé dans l’intercom… Même le Schtroumpf grognon ne pourrait leur résister!

Ne vous découragez pas, je vais demander au printemps de commencer sans moi!

Chronique à cloche-pied: 10 points communs entre une Belette et un Ado-j’existe

Depuis mon accident avec un VUSVL, je déambule à cloche-pied dans un charmant Club Med «tout inclus» de Rosemont (personnel incroyable et dévoué, location idéale au rez-de-chaussée, nourriture santé avec délicieuse sélection de biscuits, soins excellents, je lui accorde au moins 7 étoiles et demi sur 5!). J’ai aussi constaté avec effroi, que dis-je, horreur, qu’une Belette en convalescence partage plusieurs traits de personnalité avec  l’Ado-j’existe (aussi connu sous son nom latin l’Ado-ben-quoi-j’ai-l’droit) dont certains spécimens typiques prennent confortablement leurs aises dans l’autobus 45 Papineau!

1- Je monopolise la meilleure place; la céder? Pffftttt! En fait, j’en prends au moins deux, sinon trois, pour m’évacher m’asseoir… Je laisse aussi traîner une jambe, sinon les deux, dans le milieu du chemin.

2- Je trimballe  ma vie (qui tient à peu de choses, pour une fois – le sac est petit!) dans un sac à dos avec lequel je ne crains pas d’accrocher les imprudents qui oseraient occuper mon espace.

3- Je ne fais pas grand-chose d’utile ou de pertinent dans une maison. Si par miracle (Sainte-Débrouillardise, priez pour nous!), je me prépare un sandwich, je laisse tout traîner. Toutefois, je me garde une petite gêne et ne saupoudre pas de miettes dans la mayonnaise, je ne suis pas (encore?) rendue là.

4- Je pitonne toute la journée sur mon téléphone cellulaire, touchée par les bons mots et les gentilles pensées de mon adorable réseau amical… Ou simplement affligée d’un Trouble Obsessif Compulsif du «J’aime». Heureusement, personne ne me demande Kess tu fè? (Ça dépend… Est-ce que te rayer de mes amies-is immédiatement, jouer à la princesse ou admirer mon pied postuler pour devenir une animation de Montréal en lumières comptent comme réponses???) 

5- Toujours sur ma prothèse sociale, j’écoute des vidéos et je joue à des jeux sans mettre mes écouteurs. Ben là, je peux bien déranger mon fidèle personnel qui se distrait et se repose de moi en regardant l’Antichambre ou la Commission Charbonneau!

6- On m’a greffé des pantalons mous!!!

7- Le sommeil, à part quand ça dérange quelqu’un, c’est tellement surévalué!

8- Se laver, c’est vraiment une tâche herculéenne! Soyons écolos, ça gaspille de l’eau chaude, en plus!

9- Je change de vêtements et génère autant de lavage qu’une Barbie… La laveuse fonctionne à l’eau froide, elle!

10- Je pense que tout le monde est à mon service. Mais je dis merci, quand même!

Misère!! Heureusement, pour moi comme pour l’Ado-j’existe, c’est temporaire! Enfin j’espère.. Un Ado-j’existe ignore que ce genre de comportements n’a pas d’allure… Pas moi!!!

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